Extra, vacation et CDD : quelles différences en restauration ?
Les termes "extra", "vacataire" et "CDD" sont souvent confondus. En restauration, chacun correspond à une réalité contractuelle différente avec des droits spécifiques.
Tableau comparatif
| Critère | Extra (CDDU) | Vacation | CDD classique |
|---|---|---|---|
| Secteur | HCR principalement | Secteur public surtout | Tous secteurs |
| Durée | À la journée ou mission | Par vacation (quelques heures) | Définie à l'avance (max 18 mois) |
| Prime de précarité | Non (exception légale) | Non (secteur public) | Oui (10%) |
| Renouvellements | Illimités | Variable selon statut | Limités (18 mois max) |
| Congés payés | 10% ICCP | Variable | 10% ICCP |
L'extra : le CDD d'usage (CDDU)
Dans la restauration, l'"extra" travaille sous un CDD d'usage — un contrat spécifique aux secteurs où il est d'usage de ne pas recourir au CDI. Il est renouvelable sans limite de durée ni de nombre, à condition que chaque mission corresponde à un besoin ponctuel réel. Pas de prime de précarité à la fin.
La vacation : plutôt pour le secteur public
Le terme "vacataire" est surtout utilisé dans la fonction publique(hôpitaux, collectivités, éducation nationale). En restauration privée, on parle plutôt d'extra ou de CDD. Si un employeur privé vous propose un "contrat de vacation", vérifiez qu'il s'agit bien d'un CDDU conforme à la loi.
Le CDD classique en restauration
Le CDD classique est utilisé pour des remplacements (congé maternité, maladie) ou des accroissements temporaires d'activité sur une durée plus longue (saison estivale, ouverture d'un restaurant). Il est limité à 18 mois et donne droit à la prime de précarité de 10% à la fin — contrairement au CDDU de l'extra.